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dimanche 20 novembre 2011

POULET A LA VANILLE ET ACHARDS DE CITRON


Et si on prenait un peu le large, si on quittait un peu cette grisaille et l'hiver qui s'annonce pour des rivages turquoise, une nature luxuriante et une ile où il fait bon vivre? Ne vous encombrez surtout pas, quelques vêtements légers, un ou deux paréos, un maillot, des palmes, lunettes et chapeaux obligatoires... destination l'ile Maurice!
Il y a un an jour pour jour, j'étais là bas pour une semaine de rêve. J'étais venue y fêter dignement un changement de dizaine (toujours un peu difficile à passer!)... tout s'était merveilleusement passé. Aujourd'hui c'est mon fils et ma belle fille qui préparent leurs bagages. Ils partent en lune de miel dans ce petit paradis et moi je suis ravie: je m'occuperai pendant leur absence de leur petit garçon, Quentin (15 mois), et je sens que pour moi aussi ce sera une semaine de rêve!
En attendant, ils viennent dimanche, avec quelques bons amis, pour souffler quelques bougies et surtout partager un bon moment! J'ai décidé de les mettre dans l'ambiance en leur préparant un recette typiquement mauricienne, un poulet à la vanille.
J'ai goûté ce délicieux plat pour la première fois au restaurant Saint Aubin, ancienne maison de planteur reconvertie en restaurant et surtout étape incontournable sur la "Route du Thé". J'y étais allée sur les conseils de mon amie Michèle: Elle m'avait recommandé le restaurant et plus particulièrement ce poulet à la vanille et je n'ai pas été déçue. La viande est délicatement parfumée, relevée grâce aux achards de citron... on n'en laisse pas une miette. J'ai essayé d'obtenir la recette, mais après un "je vais demander en cuisine" je n'ai pas obtenu de réponse satisfaisante ou de piste sur l'utilisation d'un ingrédient secret... bref, je me suis débrouillée pour réaliser "ma" recette en essayant de m'en approcher au mieux. J'ai réalisé un "test" la semaine dernière pour avoir l'avis de "l'homme"... j'ai eu la note maxi! Il a la fâcheuse habitude, maintenant qu'il a vu Masterchef, de vouloir m'envoyer en "test sous pression" dès qu'un plat ne lui plait pas... non mais!
Alors si vous aussi vous avez envie d'exotisme, et à défaut de pouvoir prendre l'avion sur le champ, il ne vous reste plus qu'à préparer un petit menu mauricien: De l'entrée au dessert, vous trouverez tout ce qu'il faut dans mes archives! Bon voyage et bon appétit...


La route du thé est un parcours gastronomique et culturel, visant à mettre à jour les différentes facettes d'une ile Maurice coloniale et traditionnelle. Elle s'effectue en trois étapes:
- Le domaine des Aubineaux: Demeure coloniale typique de la fin du 19ème siècle, situé sur les hauts plateaux.
- Bois Chéri et son usine de thé du même nom. On vous y explique les différentes étapes de fabrication. La visite se termine au musée du thé. Il faut ensuite reprendre la route pour une dégustation dans un chalet panoramique, avec une vue époustouflante sur le domaine et tout le sud de l'ile. Il y a également un restaurant.
- Le Saint Aubin pour terminer: belle maison coloniale (1819) qui a été la résidence des différents administrateurs de la propriété sucrière. Elle a été transformée en table d'hôtes et propose des repas typiquement mauriciens. La propriété produit encore de la cane à sucre servant à faire un délicieux rhum agricole. On peut suivre les différentes étapes de fabrication à la distillerie. Il y a également une maison de la vanille où on peut suivre la transformation de cette orchidée: de la fleur à la gousse.


Je suis une grande buveuse de thé et j'ai particulièrement apprécié de connaitre les différentes étapes de sa fabrication. Depuis la cueillette dans les champs dès l'aube (il fait chaud à Maurice). Elle est essentiellement manuelle et demande soin et précision. On ne prend que le bourgeon terminal et les dernières feuilles de la plante entre le pouce et l'index. Les feuilles de thé sont ensuite apportées à l'usine pour subir les différentes transformations (flétrissage, fermentation...). Bois chéri est connu pour ses thés aromatisés, vanille, coco, citron, mangue... L'usine produit plus de la moitié des thés mauriciens! Il est servi dans la plupart des hôtels. J'ai acheté le mien en grande surface (SuperU à Grand-Baie) à un prix très raisonnable. Ce supermarché est un très bon plan pour acheter, sans se ruiner, tous les produits alimentaires (sucre muscovado, épices, rhum...).


Les mauriciens adorent les achards. Nous en avons acheté à Cap Malheureux l'année dernière: Achards mangue, carotte et pommes ou citron... Ils sont explosifs! Nous n'avons pas la même tolérance à la brûlure que les palais mauriciens! J'ai réalisé les miens avec beaucoup moins de piment, vous pouvez en rajouter si cela vous chante, mais il faut quand-même sentir le citron qui va apporter de la fraicheur au plat. Pour me faciliter la vie, j'ai acheté mes citrons déjà confits au sel en grande surface. On en trouve aussi très facilement chez les marchands d'olives et dans les épiceries orientales (ce sont les mêmes qui servent pour le tajine). Essayez de préparer ces achards citron au moins 48 heures à l'avance pour laisser aux arômes le temps de se développer.


Poulet à la Vanille

Pour 6 personnes:
6 beaux morceaux de poulet
2 gousses de vanille
5 cl de rhum
2 c. à café de fond de veau
25 cl d'eau bouillante
1 petit oignon
2 c. à soupe d'huile d'arachide
Sel, poivre

Dans une grande cocotte, faites chauffer l'huile. Ajoutez les morceaux de poulet et faites-les dorer sur toutes les faces à feu moyen, salez, poivrez. Ajoutez ensuite le rhum et faites flamber.
Épluchez et émincez finement l'oignon, ouvrez les gousses de vanille en deux (dans le sens de la longueur), ajoutez le tout dans la cocotte. Diluez le fond de veau dans l'eau bouillante et versez sur le poulet. Mélangez bien, couvrez et faites cuire 30 minutes. A mi-cuisson retournez les morceaux de viande.
Si en fin de cuisson la sauce vous semble trop liquide, retirez les morceaux de poulet, gardez-les au chaud et faites réduire la sauce sur feu vif.
Au moment de servir, vous pouvez retirer les gousses de vanille (ou les garder pour la déco). Accompagnez ce poulet à la vanille de riz blanc et d'achards de citron.

Achards de Citron

1 citron confit au sel
2 petits piments oiseau
1 petit oignon
1/2 c. à café de curcuma
1/2 c. à café de curry
1 cm de gingembre frais
2 c. à soupe d'huile d'arachide

Rincez soigneusement le citron confit et émincez-le en fines lamelles. Râpez le gingembre, émincez finement les piments et ôtant les graines, émincez l'oignon. Faites chauffer l'huile dans une casserole et faites-y revenir l'oignon, ajoutez le gingembre et le piment, puis les épices. Laissez cuire 2 minutes puis éteignez le feu. Ajoutez les citrons et mélangez. Versez dans un bocal en verre et complétez si besoin avec de l'huile. Une fois refroidi, vissez le couvercle. Ces achards seront meilleurs au bout de 48 heures.

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lundi 30 mai 2011

AGNEAU MAKHANI


Je me rends compte que cela fait longtemps que nous n'avons pas pris l'avion ensemble pour une destination lointaine: alors embarquement aujourd'hui pour l'ile Maurice! J'aurais pu tout aussi bien vous proposer un voyage vers l'Inde, car à Maurice, chaque population a apporté sa couleur culinaire et on trouve à la carte de chaque restaurant des plats indiens. Ainsi vindayes, achards, samoussas et currys font partie du quotidien des mauriciens.
La recette d'aujourd'hui, un agneau makhani, est une recette typique qui peut également se réaliser avec du poulet. C'est un plat aux saveurs douces, parfumé mais pas trop épicé pour nos palais occidentaux. La viande doit mariner plusieurs heures dans un mélange d'épices et de yaourt afin de bien s'imprégner de tous les parfums. L'idéal est même de la faire mariner toute une nuit. Il ne vous restera plus, le jour même de faire cuire tranquillement votre plat. La cuisine indienne est omniprésente à Maurice, mais aussi la culture: au bord des routes, comme ici à Grand-Baie, on croise de superbes temples. Ce temple tamoul très coloré offre une profusion de fresques statues et bas reliefs rehaussés de dorures. Autre beau temple tamoul à voir, celui de Goodlands. Les temples hindous quant à eux, se reconnaissent à leurs dominantes de rouge et de blanc. Si vous le pouvez, allez visiter ceux de Grand Bassin et de Triolet.
Quant à moi, je vous abandonne pour quelques jours: direction Barcelone pour un peu de dépaysement, de belles visites, quelques tapas sur la rambla et de précieux moments passés à deux... Je vous raconterai! Bonne semaine...


Le nombre d'ingrédients peut vous sembler impressionnant, mais la plupart d'entre eux sont des épices. je vous indique les proportions pour réaliser votre propre garam masala. Les quantités sont plus importantes que celles prévues pour ce plat: il vous en restera pour une autre recette. Pour les plus pressés, il existe également des mélanges tout faits en supermarchés et en épiceries fines... à vous de voir!

 

Agneau Makhani

Pour 4 personnes:
800 g d'épaule d'agneau coupée en cubes
150 g de noix de cajou
3 gousses d'ail hachées
4 cm (20 g) de gingembre frais
2 c. à soupe de vinaigre blanc
100 g de concentré de tomates
150 g de yaourt (1 pot)
80 g de beurre
1 bel oignon haché finement
1 bâton de cannelle
4 gousses de cardamome écrasées
1 c. à café de paprika fort
1 boite de purée de tomates (400 g)
180 ml de bouillon de poulet
15 cl de crème fraiche
2 c. à café de coriandre moulue
1/2 c. à café de piment en poudre
2 c. à café de garam masala (réalisé avec fenouil, cannelle, cardamome, poivre, girofle)
1/2 bouquet de coriandre fraiche


Le garam masala: Dans une poêle bien chaude, faites torréfier à sec 1 cuillère à soupe de graines de fenouil, 2 cuillères à café de cannelle moulue, 1 cuillère à café de graines de cardamome, 1 cuillère à café de grains de poivre noir et deux clous de girofle, jusqu'à ce que les arômes se libèrent. Mixez ou écrasez grossièrement au pilon.
Dans une poêle, faites chauffer à sec les noix de cajou avec le garam masala, la coriandre et le piment. Faites légèrement dorer. Mettez quelques noix de cajou de côté (qui serviront pour la décoration finale) et mixez ce mélange avec l'ail, le gingembre râpé, le vinaigre, le concentré de tomates et la moitié du yaourt. Vous devez obtenir une pâte. Versez dans un grand plat. Ajoutez les cubes d'agneau et le reste du yaourt, couvrez et placez au réfrigérateur 3 heures au moins (toute une nuit dans l'idéal).
Dans une grande casserole ou une cocotte, faites revenir l'oignon avec le beurre avec la cannelle et la cardamome en remuant jusqu'à coloration. Ajoutez l'agneau et faites cuire 10 minutes en remuant. Ajoutez ensuite le paprika, la purée de tomates, le bouillon de poulet et faites frémir à découvert 45 minutes environ. 
En fin de cuisson, jetez la cannelle et ajoutez la crème. Décorez le dessus du plat des noix de cajou réservées (légèrement concassées) et de coriandre ciselée.
Vous pouvez servir ce plat avec du riz blanc et des achards (citron, légumes, mangue...).


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mardi 4 janvier 2011

ROUGAILLE SAUCISSE


Les fêtes sont bel et bien terminées, les estomacs ont été bien remplis et on aspire à plus de légèreté dans les repas: de la fraicheur avec quelques salades, des vitamines, des fruits et des légumes pour la détox... Mais malgré tout nous sommes en janvier, et même si le froid et les épisodes neigeux sont derrière nous, il faut tout de même se nourrir avec quelques plats reconstituants. C'est la pleine saison pour le bourguignon, les daubes, les blanquettes et autres plats mijotés! Il fait froid et il nous faut quelques calories... Et comme chez moi, cuisine rime souvent avec voyage, je vous propose aujourd'hui une recette typique de La Réunion, que l'on retrouve également dans les autres iles de l'Océan Indien, à Madagascar, à l'ile Maurice, j'ai nommé la "rougaille saucisses". Les ingrédients sont simples et se trouvent partout. Les saveurs et les parfums vous feront voyager le temps d'un repas. Le plat est relevé mais pas trop pimenté, il peut être servi à toute la famille. La recette me vient de ma belle-mère, elle a appris à la faire lorsqu'elle habitait à Madagascar! Je la remercie beaucoup de m'avoir transmis ses petits secrets... Aujourd'hui je vous la donne à mon tour, avec quelques touches personnelles...vous verrez, c'est très simple à réaliser. Prévoyez d'accompagner ce plat de riz blanc, d'achards (légumes, citron ou mangue) et d'une petite sauce crue, la "rougaille tomates", qui apportera une petite note de fraicheur et un contraste "chaud-froid"... A vos cocottes! Ce plat peut également se réaliser avec des saucisses fumées.


En plein hémisphère Sud, à 10 000 km de la métropole, La Réunion, celle qu’on surnomme   « l’île intense », flirte avec le tropique du Capricorne sous un climat chaleureux habitué aux cyclones. Intense parce que soumise aux caprices de la nature, l’île de la Réunion est vivante, surprenante, continuellement en mouvement. Les sportifs amateurs de randonnée y trouveront leur bonheur, les paysages sont époustouflants de beauté, mais ils se méritent! Les plus beaux endroits sont plutôt difficiles d'accès!


L’autre richesse de l’île, c’est sa population, forte d’un métissage étonnant venu des quatre coins de l’océan Indien : Africains, Indiens, Tamouls, Malgaches, Comoriens et aussi Chinois se sont retrouvés ici pour faire revivre leurs traditions et en créer de nouvelles. Vous serez conquis par les Réunionnais, naturellement attachants, tolérants, avec leurs coutumes, leur cuisine épicée, leurs redoutables punchs et leur accent chantant. Les amoureux de bonne chère apprécieront aussi la richesse culinaire de La Réunion.


Un choc agréable vous attend : la nature semble exploser de tous côtés à la fois ! Que l’on soit au bord d’une falaise de lave noire comme du charbon, au pied d’un piton aiguisé et verdoyant, face à une kyrielle de chutes d’eau, perdu dans un cirque sauvage, au bord d’un lagon vert et bleu ou au-dessus de ce fameux volcan, cœur ardent qui fascine, puisque sans lui La Réunion ne serait pas ce qu’elle est.
Merci encore une fois à Figue pour ses superbes photos...


Rougaille Saucisses

Pour 6 personnes:
800 g à 1 kg de saucisses fraiches (type chipolatas)
2 oignons hachés
2 gousses d'ail hachées
2 cm de gingembre frais pelé et haché
5 belles tomates fraiches (ou une grosse boite de tomates pelées)
Huile d'arachide
Sel, poivre
1/2 cc de cumin en poudre
1 piment oiseau


Si vous choisissez d'utiliser des tomates fraiches, faites chauffer une grande casserole d'eau bouillante salée. Faites une croix au sommet de chaque tomate (n'entaillez que la peau) avec un petit couteau pointu. Plongez-les une minute dans l'eau bouillante, rafraichissez-les immédiatement dans un saladier rempli d'eau froide. La peau doit s'enlever facilement. Coupez chaque tomate en quatre, enlevez les pépins puis découpez en petits cubes.
Vous pouvez éviter cette étape en choisissant des tomates en boite. Il vous suffira de les égoutter et de les couper en cubes.
Dans une grande cocotte, faites chauffer une cuillerée d'huile. Faites revenir les saucisses coupées en tronçons. Faites bien dorer. Cela prend environ 10 minutes. Retirez les saucisses et jetez la graisse de cuisson. Remettez la cocotte sur le feu, rajoutez une cuillerée d'huile et faites revenir les oignons et l'ail hachés. Lorsqu'ils sont transparents (il faut un feu pas trop fort), ajoutez le gingembre, le piment, le cumin et les tomates. Salez, poivrez. Rajoutez les saucisses et cuisez à couvert et à feu doux pendant 30 minutes.
Servez avec un riz blanc, des achards et la rougaille de tomates.


Rougaille de tomates


2 belles tomates fraiches
1 cm de gingembre frais pelé et râpé
1 cs d'huile d'olive
le jus d'un demi-citron
1 petit oignon frais (tige ou cébette)


Pelez et épépinez les tomates. Coupez en petits dés. Épluchez et râpez le gingembre. Émincez le petit oignon. Réunissez tous les ingrédients dans un bol. Assaisonnez de jus de citron et d'huile d'olive, salez, poivrez. Réservez au frais et servez en accompagnement de la rougaille saucisses.

Le bon accord mets-vins: Un Cabardès "Prieuré Fond de Juvénal", cuvée Jeanne, que vous trouverez chez Bacchus à Brest à moins de 7 euros.
Autre accord possible: Un Corbières ou un Crozes Hermitage rouge.

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mercredi 15 décembre 2010

CONFITURE DE BANANES AU RHUM ARRANGE


Noël approche à grands pas et j'en suis toujours à vous proposer des recettes mauriciennes. Ce sera la dernière, pour le moment... Il est temps que je mette en ligne mes recettes pour les repas de fêtes! Beaucoup d'entre vous recherchent des idées un peu innovantes et j'ai quelques billets en préparation qui devaient vous plaire.
En attendant, je vous propose aujourd'hui une recette de confiture de bananes, une recette originale créée une fois de plus avec les épices que j'ai rapportées de l'ile Maurice. La mode en ce moment est aux cadeaux gourmands. On voit en ce moment beaucoup de recettes de chocolats, de petits gâteaux, mais peu de confitures. En hiver on est un peu limités au niveau des fruits frais, il n'y a guère que les oranges et les fruits exotiques qui peuvent permettre d'en réaliser... et pourquoi-pas la banane? Relevée avec du citron vert, des épices et un peu de rhum arrangé, cette confiture originale fera un cadeau très apprécié! Il ne vous restera plus qu'à trouver un joli pot, rajouter un ruban, une petite étoile, une petite carte imprimée à votre nom... laissez parler votre imagination!


Dans ma confiture de bananes, on utilise du rhum arrangé, il est tout à fait possible de le remplacer par du rhum blanc ou par du rhum ambré. Celui-ci est rajouté en fin de cuisson dans la confiture: on refait bouillir une dizaine de minutes pour faire évaporer l'alcool.
Fabriquer son propre rhum arrangé, ce n'est pas vraiment compliqué: il vous faut une bouteille de bon rhum blanc, agricole de préférence, et un arôme de votre choix. Les meilleurs rhums arrangés sont à la vanille, au gingembre, à la cannelle... les idées ne manquent pas. On trouve même dans certaines épiceries fines des mélanges tout prêts. Il vous suffit de rajouter la ou les épices de votre choix dans la bouteille de rhum, une ou deux cuillerées à soupe de sucre roux (facultatif) et de laisser macérer le mélange trois mois en mélangeant de temps en temps. Le rhum arrangé se déguste tel quel ou peut entrer dans la composition de cocktails (ti-punch, planteur....) ou de desserts.


Si vous allez à Maurice, essayez de visiter une distillerie de rhum. J'ai eu l'occasion de visiter celle de St Aubin, sur la "Route du Thé". On peut y voir les différentes étapes de la fabrication puis déguster les rhums produits sur la propriété. Il y a également sur place un restaurant ou l'on sert une cuisine mauricienne délicieuse: leur poulet à la vanille servi avec des achards de citron est une pure merveille!


Confiture de Bananes au Rhum Arrangé

Pour 6 pots moyens:
7 bananes
300 g de sucre de canne
1 petit verre de rhum arrangé (ou de rhum ambré)
1/2 cc de cannelle
1/2 cc de gingembre en poudre
1 gousse de vanille
2 citrons verts
30 cl d'eau

Dans une grande cocotte, faites chauffer l'eau et le sucre avec le zeste de citron râpé, les épices en poudre, la gousse de vanille fendue en deux. Amenez à ébullition et faites réduire 5 minutes sur feu vif. Ajoutez alors les bananes coupées en rondelles et laissez compoter 30 minutes.
Mixer la confiture de bananes après avoir enlevé la gousse de vanille. Remettez sur feu vif, ajoutez le rhum et le jus de citron vert. Laissez encore bouillir une dizaine de minutes pour faire évaporer l'alcool. Versez immédiatement dans des pots. Fermez et laissez refroidir la tête en bas.
Dégustez la confiture de bananes sur de la brioche grillée ou avec un bon fromage blanc.


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lundi 13 décembre 2010

GÂTEAUX PIMENT


Si je vous dis samoossas, dholl puri, rotis (sortes de crêpes), beignets d'aubergines, gâteaux piments, bol renversé, mine frits ou vindaye poisson, cela vous tente? C'est une partie des spécialités mauriciennes proposées chaque midi par les vendeurs ambulants un peu partout sur l'ile. Sur le bord de la route, sur les parkings, au bord de l'eau ou dans un coin du marché, les stands qui vous proposent des en-cas ou des plats plus complets sont nombreux. La "street food" ici est une institution! Certains n'ont qu'une ou deux spécialités, chez d'autres, la carte est plus longue. La plupart du temps, on cuisine devant vous et vous repartez avec votre déjeuner emballé dans un sachet ou une feuille de papier... le tout à un prix défiant toute concurrence. Nous avons ainsi déjeuné à deux pour un budget allant de deux à quatre euros... et je dois préciser que comme tout nous tentait et que "nous" voulions tout goûter, "nous" avons souvent eu les yeux plus gros que le ventre (suivez mon regard... il se reconnaitra!).
Et parmi tout ce que nous avons adoré, il y avait ces petits gâteaux piments, de petits beignets bien relevés à déguster avec les doigts à l'apéritif. Proposez en accompagnement un petit cocktail à base de rhum (ti-punch, planteur, pina-colada, caïpirina)... et votre apéritif prendra tout de suite un petit air de vacances!


Quittez quelques instants votre hôtel et venez déguster sur le pouce quelques spécialités mauriciennes. A Maurice, chaque population a apporté dans sa valise sa couleur culinaire. Résultat, on retrouve côte à côte dans ces gargotes des plats indiens, créoles, chinois et européens. Si votre hôtel est dans les environs de Grand Baie, je vous conseille de venir en bateau taxi. Ils attendent le client sur les plages des principaux hôtels et vous ramènent ensuite... c'est une promenade très sympa et peu onéreuse.


Une fois que vous aurez fait votre choix, c'est sur un banc, dans l'herbe ou sur la plage que vous pourrez déguster vos achats, avec une vue sublime sur les eaux turquoises de Grand Baie. Un pique-nique quasi-quotidien pour nous deux, avec surtout des mauriciens qui viennent manger sur le pouce avant de reprendre le travail. Attention, ces petits marchands ambulants ne sont ouverts qu'à l'heure de midi!


Et vous, avez-vous une aussi belle vue de votre salle à manger? Moi non plus je vous rassure: la vue, le climat, les vacances, c'est ce qui fera que même les meilleurs gâteaux piments réalisés à la maison n'auront jamais le même goût que là-bas!
Quelques trucs pour la réalisation des gâteaux piments: on utilise des dholls, ce sont des pois cassés jaunes (cela ressemble plutôt à des lentilles). Vous les trouverez facilement dans les épiceries exotiques. Pour les piments, vous pouvez utiliser indifféremment des verts ou des rouges. Plus ils seront petits, plus ils seront forts. C'est selon votre goût. Pour diminuer leur force, il faut retirer les graines. Prenez soin de mettre des gants ou nettoyez-vous soigneusement les mains après toute manipulation!


Gâteaux Piments

250 g de dholls (pois cassés jaunes)
2 gousses d'ail
1 oignon
2 piments 
1/2 botte de coriandre
1 cc de levure chimique
1/2 cc de cumin en poudre
Sel
Huile d'arachide

Faire tremper les dholls 5 heures (voire toute une nuit) dans l'eau froide après les avoir soigneusement rincés.
Égouttez, mixez jusqu'à obtenir une semoule grossière. Ajouter l'oignon et l'ail hachés, la coriandre émincée finement, et les piments découpés en rondelles. Salez, ajoutez la levure et le cumin.
Formez des boulettes, avec deux petites cuillères ou à la main. Faites-les dorer une dizaine de minutes dans une friture chaude.
Présentez avec des quartiers de citron, jaunes ou verts.

vendredi 10 décembre 2010

PETITES CREMES VANILLEES AU CARAMEL DE MUSCOVADO


Une petite douceur aujourd'hui pour finir la semaine en beauté... et du bleu, rien que du bleu. Je veux bien croire que ceux qui ont subi les intempéries cette semaine, qui ont vécu une vraie galère trouveront cela un tantinet provoquant mais j'assume. Quand vous serez revenus bien au chaud chez vous et que vous découvrirez les photos de notre journée en bateau, vous n'aurez qu'une envie: partir là-bas pour oublier le froid et la neige!
Pour le moment c'est surtout un voyage virtuel que je vous propose, c'est mieux que rien, hein? Pour accompagner cette petite journée en bateau, vous pourrez déguster ces petites crèmes vanillées au caramel de muscovado. La recette n'est pas typiquement mauricienne, mais j'ai utilisé les produits que j'ai achetés là-bas. A chaque voyage je rapporte quelques ingrédients pour pouvoir cuisiner des plats typiques dès mon retour. De Maurice, je suis revenue les bras chargés d'épices, de thé (Bois Chéri) de vanille (St Aubin) et de sucre muscovado. Et vous pouvez me faire confiance pour trouver des recettes qui les mettront en valeur!


Je vous avais promis du bleu... Alors embarquez avec nous pour une journée en bateau. Le départ se fait à Blue Bay et dès le départ, on est frappé par la couleur et la transparence de l'eau. Après quelques minutes de navigation on s'arrête, on met les palmes, les masques et les tubas et on plonge pour découvrir les myriades de poissons colorés et un magnifique jardin de corail. La plongée ici est un véritable enchantement!
Blue Bay est le point de départ idéal pour une croisière vers l'ile aux Cerfs. Préférez le bateau rapide si vous voulez tout visiter en une journée. Sur le trajet, cabotage d'ile en ile et arrêts snorkelling de rigueur. Ile de la Passe, îlot Flamants, ile aux Aigrettes, cascade de Grande Rivière Sud Est... Le programme est complet et la journée fabuleuse! Attention aux coups de soleil, avec le vent et les embruns, on ne sent pas la morsure du soleil. il faut bien se protéger, même lorsque l'on plonge!


Après une matinée de navigation et de plongée, on commence à ressentir la faim... A midi on fait escale à l'ile aux Cerfs, pas du côté où des centaines de touristes débarquent tous les jours et restent agglutinés sur les transats et autour des bars et des restaurants, mais de l'autre côté... les plages sont plus calmes et il est encore possible de s'isoler pour prendre un bain ou faire une petite sieste à l'ombre des filaos. Quand on arrive, les tables sont déjà dressées et on s'affaire autour des barbecues. Au menu, poisson grillé, langoustes, le tout accompagné de tomates en salade, de légumes... un petit verre de blanc ou une bière locale pour accompagner le tout! Pour terminer, des bananes grillées et caramélisées sur la braise et encore un petit bain avant de repartir, parce qu'on est là pour en profiter! L'eau est chaude et transparente, le sable d'un blanc éblouissant...


Le retour se fait au même rythme: un peu de navigation, un peu de baignade (attention aux oursins), de la bronzette, des photos, et le rhum avec (ou sans) modération! On aborde quelques instants l'ile aux Aigrettes, un des derniers vestiges de la forêt côtière mauricienne, posée comme un nénuphar au milieu des eaux turquoises. Protégée pour sa faune et sa flore, c'est aujourd'hui une réserve naturelle interdite au public (le garde veille!).


La première vedette de ce dessert: le sucre muscovado. C'est un sucre de canne complet, non raffiné en provenance de l'ile Maurice. De couleur brun foncé, il a un goût très prononcé de vieux rhum, de réglisse et parfume à merveille les desserts. Il existe deux présentations: le "dark" presque noir et le "light" plus clair: c'est ce dernier que j'ai utilisé.
Pour ces crèmes, il faut réaliser un caramel. J'ai l'habitude d'en faire avec du sucre blanc classique. On se fie surtout à l'œil pour arrêter la cuisson avant qu'il ne devienne trop foncé. Avec du sucre muscovado, c'est un peu plus compliqué. Le caramel est sombre dès le départ et devient de plus en plus noir... il vous faudra donc vous fier à la taille des bulles (petites) et surtout à l'odeur! Elle est caractéristique et beaucoup plus parfumée avec ce type de sucre. Je vous conseille de le cuire à feu moyen jusqu'à obtenir une consistance de sirop épais (10 minutes environ), pas plus, sinon vous risquez de le brûler!


La deuxième vedette de ce dessert est la vanille. J'ai acheté la mienne directement chez le producteur, au "Domaine St Aubin", sur la route du thé. Il est indispensable pour ces petites crèmes d'utiliser de la vanille fraiche (quelle que soit sa provenance) ou à défaut de l'extrait de vanille... mais personnellement j'adore trouver dans mes desserts vanillés ces petits grains noirs!


Petites Crèmes Vanillées au Caramel de Muscovado

Pour 8 personnes:
40 cl de crème fleurette
25 cl de lait entier
2 gousses de vanille
150 g de sucre muscovado
40 g de sucre blanc
5 jaunes d'œufs


Faites chauffer dans une casserole le mélange de crème et de lait. Ajoutez les graines des gousses de vanille et les gousses elles-mêmes, laissez infuser. Arrêtez le feu juste avant l'ébullition, réservez.
Dans une autre casserole, faites chauffer sur feu vif le sucre muscovado avec 2 cuillères à soupe d'eau. La couleur est brune dès le départ mais laissez cuire une dizaine de minutes jusqu'à ce que les bulles soient petites et que vous sentiez l'odeur du caramel. Versez en une seule fois le mélange de lait et de crème (attention aux projections). Mélangez jusqu'à dissolution complète du caramel.
Dans un mixeur ou avec un fouet, faites blanchir les œufs et le sucre. Ajoutez la crème caramel (débarrassée des gousses de vanille) et fouettez encore 5 minutes. Répartissez dans des ramequins individuels.
Faites cuire au bain-marie dans un four préchauffé à 150° pendant 30 à 40 minutes. Refroidir hors du four puis réservez au frais quelques heures.

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mardi 7 décembre 2010

VELOUTE DE GIRAUMON AUX ÉPICES DOUCES


Après avoir paressé sur votre transat, bien récupéré du voyage et du décalage horaire, il est temps d'aller explorer l'ile. Ce serait dommage d'avoir fait autant de route pour rester enfermé dans votre hôtel, non?
Maurice est une ile fantastique qu'il faut absolument découvrir. La côte est belle, et l'intérieur des terres vaut également le détour. Mais ça, c'est pour une autre fois...
Aujourd'hui je vous propose tout simplement de louer une moto et de nous accompagner vers le nord de l'ile, de Grand Baie à Cap Malheureux, de l'anse La Raie à Goodlands en passant par Pereybère...
Quant à la recette du jour, elle est mauricienne évidemment, associe le giraumon et les épices locales... un concentré de saveurs et d'évasion qui donne à cette simple soupe un petit air de vacances! Elle est très facilement reproductible quel que soit l'endroit où vous vous trouvez, avec au choix du giraumon, de la courge ou du potiron. J'ai dégusté cette recette un soir à dîner, au "20 Degrés Sud", et on sert un velouté qui lui ressemble beaucoup au restaurant de l'hôtel "Prince Maurice". Avec les températures que nous avons en ce moment... vous l'apprécierez certainement!


Quand on a bien profité de la plage, du bateau, de la plongée, du ski nautique, du golf... Quand on commence à souffrir de ses coups de soleil (redoutables l'hiver quand on arrive tout blanc!), rien de tel qu'une balade en deux roues pour explorer les alentours, profiter de l'air frais et surtout s'arrêter quand on veut! Les plages sont superbes, très fréquentées ou souvent privatives quand on s'approche des grands hôtels... mais il suffit de s'éloigner un peu des endroits les plus touristiques pour trouver des plages quasiment désertes!

 

A Cap Malheureux, vous êtes à la pointe nord-est de l'ile Maurice: c'est un village calme, loin de l'agitation touristique. La curiosité locale c'est bien sûr sa charmante église au toit rouge face au lagon. Parfaite image de carte postale, très photographiée! La route côtière (Royal Road) longe de superbes lagons. Vous trouverez un peu partout au bord de la route des marchands de fruits et de légumes d'une fraicheur remarquable. On vous épluchera à la demande, mangue et ananas victoria. La street food à Maurice est également une institution. Il y a partout de petites gargotes qui servent les spécialités locales à emporter: plats indiens (vindaye, biryani...) petits beignets (samoossas, gâteaux piments...), nouilles sautées au wok (mines frits)...



Partout c'est le bleu qui domine. La mer offre ici d'exceptionnelles couleurs, dégradés de vert, de turquoise, de bleu. Entre les filaos on aperçoit en point de mire, l'ile du même nom. Il n'y a pas vraiment de plage sur le chemin entre Pereybère et Cap Maheureux, mais de nombreuses brèches de sable blanc où faire trempette! Et vous serez souvent seuls...
Puis en arrivant à Grand Gaube la côte devient plus sauvage et ventée: les plages sont grandes quasi-désertes: à part quelques amateurs de kitesurf vous ne rencontrez pas grand monde. Au bord de l'eau, un charmant temple qui vous rappelle que plus de la moitié de la population de l'ile est hindouiste.


Au sud de Grand Gaube, dans l'intérieur des terres, Goodlands est un village très fréquenté les mercredis et samedis, jours de marché aux fruits et aux légumes. Le choix est immense. Sur les nombreux étals, vous trouverez tout ce qu'il faut pour réaliser de délicieux plats mauriciens. Le "roi du piment" vous vendra tout ce qu'il faut pour préparer la base du curry: piment bien sûr, mais aussi gingembre, ail, curcuma, oignons, échalotes. Vous trouverez également tout ce qu'il faut pour réaliser notre velouté de giraumon, des aubergines de toutes tailles et de toutes couleurs, mais aussi de nombreuses variétés de brèdes qui correspondent un peu aux "fanes" ou aux feuilles comestibles des plantes et légumes cultivés là-bas: brèdes chouchous, brèdes "tom pouce", brèdes malbar. Les brèdes se préparent comme des épinards et peuvent se cuire au wok, dans un bouillon...


Les herbes et les épices ne sont pas en reste: thym frais, menthe, origan, persil, coriandre, oignons tiges... tout est très frais et on en vient à regretter d'être à l'hôtel et de ne pas pouvoir cuisiner. Sur le marché, vous trouvez également un grand choix d'épices. J'ai préféré pour ma part faire mon choix au supermarché de Grand Baie: le rayon est immense et les prix sont dérisoires... Pour la recette du velouté il vous faut des épices douces. On recherche le parfum, pas la force. Lorsque vous choisirez épices (ou les mélanges) à rapporter en Europe, souvenez-vous que ce qu'ils disent pimenté est TRÈS pimenté... leurs pâtes de piment sont carrément explosives, les achards et vindayes sont très parfumés mais rajoutés en trop grosse quantité ils peuvent mettre le feu!


Velouté de Giraumon aux Épices Douces

Pour 6 personnes:
500 g de chair de giraumon (ou de courge)
2 bouillons cube (volaille)
2 pommes de terre moyennes
1 oignon
2 gousses d'ail
2 anis étoilés (badiane)
1 bâton de cannelle
1 morceau de gingembre
20 cl de lait de coco
1 poignée de feuilles de coriandre
huile d'arachide
1 poignée de graines de courge
1 pincée de curry
sel, poivre

Faites chauffer une grande cocotte avec l'huile. Faites-y revenir l'oignon et l'ail émincés. Ajoutez le gingembre râpé et les épices. Faites dorer une à deux minutes. Ajoutez les morceaux de courge ou de giraumon, la pomme de terre en cubes. Faites revenir quelques instants. Mouillez avec 1 litre de bouillon (eau+ cubes), salez, poivrez. Amenez à ébullition et faites mijoter une demi-heure.
Lorsque les légumes sont cuits, retirez le bâton de cannelle et les étoiles de badiane. Mixez avec la moitié du lait de coco jusqu'à obtenir un velouté. Rectifiez l'assaisonnement si besoin.
Dans une poêle à part, faites dorer les graines de courge avec un peu d'huile et le curry.
Servez le velouté dans des assiettes ou des bols. Répartissez sur le dessus les graines de courge grillées, le reste de lait de coco et la coriandre ciselée.