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vendredi 16 juin 2017

BURGER DE LAPIN AUX FINES HERBES, POIS GOURMANDS, SAUCE AU YAOURT ET RADIS


L'été est enfin là, et ici on ne décolle pas beaucoup des 30°C depuis quelques jours. Le temps est aussi venu des vacances pour certains, ou des weekends prolongés. Les amis, les enfants, les enfants des amis, les amis des enfants se succèdent pour notre plus grand plaisir... On prend le temps de vivre, on fait plus de sport, on organise des excursions à la journée, des visites de villages provençaux, des balades autour de la maison, et on finit par se retrouver à déjeuner ou en fin de journée, autour d'une table.

dimanche 15 janvier 2017

LE POT-AU-FEU, MES ASTUCES POUR BIEN LE REUSSIR


Qu'y a-t-il de meilleur quand il fait froid qu'un plat réconfortant? Le pot-au-feu fait partie des grands classiques familiaux et des plats de bistrot, longs à préparer, avec de nombreux ingrédients, mais qui font l'unanimité! On peu en faire plusieurs repas successifs, réutiliser tous les restes, la viande, les légumes, le bouillon, qui deviendront à leur tour des plats succulents...et se régaler plusieurs jours de suite (voire bien longtemps après si on congèle le bouillon!). Mais c'est avant tout un plat basé sur le partage. Même si on peut en faire pour 2 ou pour 4, il reste la vedette des plats du dimanche et des grandes tablées... Alors n'hésitez pas tant qu'à faire à en cuisiner des grandes quantités! Je réalise ce plat depuis très longtemps, et j'ai peu à peu amélioré ma recette en fonction de ma pratique et des conseils reçus, mais aussi de quelques livres que je possède : "La Bonne Cuisine" de Madame Saint-Ange (éditions Larousse) qui date de 1929, et "Pot-au-Feu" (Mango éditions) de Eric Trochon, ouvrage qui lui est entièrement consacré avec de nombreuses variantes de nos régions et du monde.

jeudi 20 octobre 2016

MINI CITROUILLES FARCIES A L'AGNEAU CONFIT


L'automne est bien installé, mais ici le ciel reste très bleu... C'est quand même plus agréable! Du coup dans ma cuisine, mon cœur balance entre les salades et les légumes croquants, les soupes et les plats mijotés. A midi on peu encore manger léger, mais le soir, ce sont les plats réconfortants que j'apprécie, et je retrouve avec plaisir les beaux légumes et les fruits d'automne. Les gagnantes toutes catégories, ce sont les cucurbitacées. Celles de l'été (melons, pastèques, concombres et courgettes...) ont laissé la place aux courges, potirons, citrouilles & Co. On peut les décliner à toutes les sauces et elles nous accompagneront jusqu'au printemps... On se doit donc de renouveler les recettes pour ne pas se lasser! C'est ce que j'ai essayé de faire avec ces mini citrouilles farcies, associer les saveurs du légumes aux parfums de l'agneau du Ventoux et des aromates. C'est assez long à faire, mais vraiment délicieux! 
Et puisque l'été est passé, nous essayons de nous échapper le weekend et de rendre visite à notre tour à tous ceux que nous avons reçus à la belle saison. C'est dans le Var que nous sommes partis fin septembre, du côté de Bormes les Mimosas. Visite du littoral, des belles propriétés viticoles et balades en bord de mer. Je vous laisse découvrir le panorama...

mardi 23 septembre 2014

ENTRECOTE SAUCE BORDELAISE


Que les puristes me pardonnent, ce n'est pas la version traditionnelle de la sauce bordelaise, également appelée "marchand de vin" que je vais vous confier aujourd'hui, mais ma version simplifiée et à la portée de tous! La recette originale, nécessite comme dans la mienne, des échalotes, du bon vin rouge (de Bordeaux dans la tradition, mais n'importe quel vin rouge corsé peut faire l'affaire) et du beurre! Mais quand je lis dans les recettes anciennes, glace de viande et moelle de bœuf, tout se complique. Ces ingrédients sont parfaitement trouvables, mais moi, j'aime improviser une belle sauce, lorsque je rentre de chez le boucher avec une bonne pièce de viande. Je dois donc me contenter de ce que j'ai toujours sous la main... et c'est une fois de plus ce bon bouillon cube, qu'utilisaient déjà nos grands-mères qui vient à mon secours. Il donne à ma sauce une belle saveur, parfume mes échalotes et donne à ma sauce un air de "reviens-y" qui séduit les gourmands. Je les vois en fin de repas saucer jusqu'à la dernière trace dans leur assiette, voire plonger directement dans la saucière jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus... Même mon petit fils y a pris goût!

jeudi 23 janvier 2014

PINTADE EN POT-AU-FEU AU RIESLING


Quand Cuisine AZ m'a proposé de réaliser une recette s'accordant parfaitement avec un vin d'Alsace, j'ai dit oui tout de suite. J'apprécie beaucoup ce genre de défis. Si la plupart du temps, c'est le plat que je cuisine qui nous guide dans le choix du vin, l'inverse nous arrive également souvent. Mon mari, grand amateur de vin, va faire un tour dans sa cave et trouve un bouteille qu'il est temps de boire, ou une nouveauté qu'il aimerait bien déguster. Nous faisons quelques recherches et le je me mets aux fourneaux pour préparer LA recette qui le mettra en valeur. Cette fois, ce sont les vins d'Alsace qui sont à l'honneur, Pinot noir, blanc ou gris, Sylvaner, Riesling, Savagnin, Gewurztraminer... La plupart des vins AOC d'Alsace sont des mono-cépages, ce sont des noms qui nous parlent à tous. Reste à savoir avec quel style de cuisine les associer. Ils ont en commun, grâce à leur diversité, de pouvoir se boire dans des occasions très variées: Délicats et raffinés pour marquer les instants de la vie les plus solennels, pleins d’arômes pour envoûter vos convives dès l’apéritif, simplement frais et désaltérants pour tous les bons moments gourmands.

jeudi 5 décembre 2013

UN MENU DE FÊTES... SANS STRESS!


On en est tous là, les fêtes approchent à grands pas et on commence à se demander ce que l'on va faire pour le (ou les) repas de fin d'année. Certains cuisinent déjà très bien, ont tout planifié, ont déjà acheté toute la presse culinaire... Ce ne sera qu'une formalité. Pour d'autres, par manque de temps, de pratique, ou de motivation, cela reste un casse-tête, un passage obligé! Je vais essayer de vous donner quelques idées, avec ce menu complet, entrée, plat, dessert, simple et rapide. On peut prendre un peu d'avance pour les courses, réaliser certaines étapes la veille, mais pour tout le reste, ce sera rapide et à réaliser à la minute. Vous pourrez sans problème vous préparer et rester avec vos invités...

vendredi 20 septembre 2013

CANARD CROUSTILLANT A LA BALINAISE (CRISPY DUCK)


Bon, cette fois, les vacances sont vraiment oubliées. Les habitudes ont été vites reprises, et la fraîcheur (même ici) nous rappelle que l'été est bel et bien fini. C'est justement le moment idéal pour aller faire un petit tour très loin, sous le soleil de Bali. Nous y avons passé deux semaines en juillet. C'est notre second voyage, nous avions pas mal exploré l’île la première fois, mais raté beaucoup de choses. Cette fois nous avons décidé de faire quatre étapes dans des régions différentes de l’île assez éloignées les unes des autres. Je vous propose donc aujourd'hui de découvrir la première, Ubud.

samedi 20 avril 2013

ZANZIBAR, LE SPICE TOUR ET QUELQUES SAMOUSSAS


C'est un des incontournables de Zanzibar, le "Spice Tour". Les balades dans les jardins (ou les fermes) d'épices sont organisées un peu partout dans le centre de l'ile, sur l'unique petit massif montagneux où elles sont cultivées. La terre est fertile et bien humide, et qu'elles soient petites et privées, ou plus grandes et appartenant à l'état, ces fermes fonctionnent plus ou moins de la même façon. La balade, avec un guide accompagnateur, ressemble à un jeu de piste avec devinettes à la clé : On connait tous le poivre, la cannelle, la muscade, la girofle, pour avoir goûté ou rencontré ces épices savoureuses (souvent sous forme de poudre)... Mais on connait moins leur mode de culture, la forme de l'arbuste ou de la plante dont elles sont issues. Le guide vous cueille puis froisse quelques feuilles, gratte une racine, détache un bout d'écorce... Il faut fermer les yeux et faire appel à ses souvenirs (pas toujours facile). On dit beaucoup de bêtises, tout le monde est mort de rire, on passe un excellent moment! Si j'ai reconnu beaucoup de choses, je suis passée à côté du fruit du muscadier, avant de voir le noyau... La girofle quant à elle est l'épice emblématique de Zanzibar (premier exportateur mondial), sa culture est une des principales activités de l'ile. Toute la production, achetée par l'état (qui fixe les cours) est destinée à l'exportation (20000 tonnes par an). Pour les balades dans les jardins d'épices, vous pouvez les faire tout seul en vous arrêtant dans une des innombrables fermes de la région (attention, on ne parle pas l'anglais partout), faire organiser l'excursion par votre tour-opérator ou par une agence locale. Vous aurez plus de chance d'avoir un guide parlant français. La visite dure entre deux et trois heures... et cela vaut vraiment le coup!


Ci-dessus, un jacquier, des grappes de poivre vert, et dans la main du guide, des fleurs de giroflier.
Ci dessous, les fruits du muscadier dont on extrait les noyaux (la noix que vous trouvez entière ou râpée). Plus bas des cabosses de cacao,  "théobroma cacao" (nom de l'arbuste), encore vertes.


Ci-dessous, une racine de curcuma, des plants de cardamome, puis des écorces de cannelle délicatement décollées de l'arbre avant d'être séchées.


La balade se termine par une dégustation des fruits cultivés sur la ferme : Pamplemousses, mangues, ananas, fruits du jacquier... Un petit tour à la boutique pour acheter quelques épices, puis nous mettons le cap vers la côte pour les derniers jours de notre voyage...
Et pour mettre en valeur les belles épices de Zanzibar, j'ai réalisé ces samoussas, parfumés et croustillants. La recette est classique (et connue), on peut en réaliser d'innombrables variantes. Aujourd'hui ce sera bœuf, pommes de terre et épices tandoori. Ce mélange, acheté lors du "Spice Tour" (coriandre, ail, cumin, poivre, girofle, cannelle...) peut également servir à assaisonner des légumes, du poulet ou du poisson. C'est parfumé mais absolument pas pimenté, les amateurs ajouteront du piment selon leur goût. Je sers ces samoussas avec un peu de sauce aigre-douce et du citron vert.


Samoussas au Bœuf et Aux Épices

Pour 4 personnes :
12 feuilles de brick
200 g de boeuf haché
1 oignon
3 pommes de terre
1 petit morceau de gingembre
1 citron vert
1/2 bouquet de coriandre
1 c. à soupe de mélange tandoori
Huile d'arachide
Sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre à l'eau bouillante salée avec leur peau. Laissez refroidir, pelez-les et coupez-les en petits cubes.
Pelez et hachez l'oignon. Faites chauffer une poêle avec un peu d'huile et mettez l'oignon à revenir sans coloration. Ajoutez la viande, le gingembre râpé, les épices, sel et poivre, laissez cuire une dizaine de minutes. En fin de cuisson, incorporez les pommes de terre, le zeste de citron et les herbes ciselées. Laissez refroidir.
Découpez des bandes dans les feuilles de brick. Déposez une cuillère à soupe de viande à une extrémité, puis repliez en triangle jusqu'au bout de la feuille. Recommencez jusqu'à épuisement des ingrédients.
Faites chauffer un bain de friture et mettez les samoussas à cuire jusqu'à obtenir une belle couleur dorée. Débarrassez au fur et à mesure sur un papier absorbant.
Servez encore tiède avec un peu de citron vert ou une sauce aigre-douce.


 Imprimez la recette

jeudi 28 février 2013

TERRINE DE VEAU AUX CHAMPIGNONS ET AUX NOISETTES, RISOTTO D'ÉPEAUTRE


Je ne sais pas si vous êtes dans le même état d'esprit, mais je n'en peux plus de cet hiver qui traîne en longueur, et pourtant dans le sud, nous avons été plutôt épargnés par les intempéries. Pas de neige, pas de verglas, peu de pluie, mais un vent glacial qui calme les envies de prendre l'air. Je n'aspire qu'à une chose, du soleil, de la chaleur et du dépaysement! Heureusement, c'est pour bientôt : Dans deux semaines je m'envole pour une destination dont je rêve depuis longtemps... Mais chuuut, on en reparlera plus tard!
En attendant, je suis toujours aux fourneaux et je fais avec les produits de saison. Les beaux légumes racines, les choux, les soupes font mon quotidien, avec une petite douceur ici et là, en attendant les nouveautés de printemps. Il y a une variété de produits que j'adore, les champignons, qui se font rares en ce moment. La météo y est pour beaucoup et j'ai des scrupules à en acheter quand ils viennent de très loin (quelquefois même de très très loin). J'ai trouvé la solution, utiliser des champignons déshydratés, à condition de choisir des produits de qualité. J'ai donc choisi aujourd'hui deux recettes, une terrine de veau aux champignons et aux noisettes (qui a été publiée dans le numéro d'automne de Yummy Magazine) et un risotto d'épeautre déjà réalisé en décembre avec des champignons frais pour accompagner des filets de daurade. Deux recettes dans lesquelles j'utilise des trompettes de la mort séchées (pour la terrine) et des cèpes séchés (pour le risotto). La saveur est intense, le goût est similaire à des champignons frais, on peut même utiliser l'eau de trempage (à condition de la filtrer). Pour le risotto j'ai rajouté quelques mousserons des prés sur le dessus, le plat est ainsi plus complet.


La balade du jour nous emmène dans les gorges du Verdon, entre Var et Alpes-de-Haute-Provence. Notre weekend date de cet automne, il nous avait été offert dans le cadre d'un coffret cadeau Smartbox "Escapade Gourmande". Parmi de nombreuses destinations, nous avions choisi cet endroit de Provence (que je ne connaissais pas), et plus particulièrement l'hôtel des Gorges du Verdon situé à La Palud-sur-Verdon. Nous sommes tombés sous le charme de l'endroit, très bien situé pour la visite des gorges, avec une vue imprenable sur le village, la montagne et les prés. L'accueil a été très chaleureux (on se sent en famille ou chez des amis) et le dîner très copieux, fin et original, les chambres sont simples et confortables. Nous aimerions revenir dans le coin au printemps pour faire une descente en canoé, dès que les conditions météo le permettront. Nous avons trouvé notre point de chute... Je n'ai pas fait de photos de l'hôtel, vous en trouverez sur leur site. Réouverture le 12 avril (et jusqu'en octobre).
Une fois sur place, nous avons commencé notre visite par le village de Moustiers-Sainte-Marie, un des plus beaux de la région (et un des plus originaux). Malgré la pluie torrentielle, nous avons parcouru les ruelles verdoyantes et fleuries. Les maisons colorées s'étagent de part et d'autre de l'Adou. On est pris de vertige en passant les ponts, en levant les yeux vers la falaise entaillée par un torrent. On peut également découvrir la célèbre faïence qui a fait la réputation du village. Dès que l'orage s'est calmé, nous avons pu descendre vers le lac de Sainte-Croix pour commencer la visite des gorges proprement dites...


Si vous souhaitez visiter les gorges du Verdon, plusieurs possibilités s'offrent à vous. Aux beaux jours on peut envisager une sortie dans les gorges en kayak, canoé, rafting, faire de l'escalade (plus de 1500 voies) ou du canyoning. Les sentiers de randonnée sont nombreux et bien signalés. Il faut quand-même être en forme physiquement, avoir de l'eau, de bonnes chaussures et tenir compte des consignes de sécurité. Il n'y a pas moins de 100000 visiteurs par an dans le secteur, attention à la foule en été! Il y a également de nombreuses activités nautiques proposées sur le lac de Saint-Croix ainsi que des randonnées.


Mais pour découvrir les paysages à couper le souffle aux airs de Grand Canyon, il faut emprunter les deux routes qui longent les gorges. La route nord tout d'abord, succession ininterrompue de belvédères, permet d'admirer les superbes panoramas. Hors saison il est plutôt facile de s'arrêter pour faire des photos... Il ne faut pas avoir le vertige! Peu avant d'arriver au village de La Palud, il faut emprunter la route des crêtes (en sens unique) avec des belvédères où on est complètement à-pic de la paroi. A la fin de la route, on tombe sur l'hôtel des Gorges du Verdon dont je vous parle plus haut.
La route sud porte bien son nom de "Corniche Sublime". La vision du canyon est superbe. Le cirque du Vaumale, au point le plus élevé de la route (1200 m) offre un ample panorama. Par endroits la route longe la partie la plus étroite des gorges, à d'autres l'à-pic est impressionnant.



Vous êtes amateur de sensations fortes? Pourquoi ne pas profiter de votre séjour dans la région pour tenter le saut à l'élastique du pont de l'Artuby... C'est le plus haut pont d'Europe (182 mètres), décharge d'adrénaline garantie! C'est déjà impressionnant de regarder les candidats se lancer dans le vide, j'imagine sauter (non je n'imagine pas!). Je préfère les activités plus calmes, balades, photos et terrasses ensoleillées comme celle du restaurant du Vieux-Château. La cuisine est simple et traditionnelle, le rapport qualité-prix excellent!


Risotto d’Épeautre aux Cèpes et Champignons des Bois

Pour 4 personnes :
250 g de petit épeautre
50 cl de bouillon de légumes
20 cl de vermouth (ou de vin blanc)
20 g de cèpes déshydratés
2 c. à soupe d'huile d'olive
20 g de beurre
20 g de parmesan
Pour la garniture :
250 g de petits champignons
(ici mousserons des prés)
Une belle gousse d'ail
Un peu de thym frais
1 c. à soupe d'huile d'olive
1 noisette de beurre
Quelques tiges de persil plat
1 filet d'huile de noisette
Quelques noisettes concassées
Sel, poivre
 
Faites tremper les cèpes déshydratés dans 50 cl d'eau chaude pendant 1 heure. Égouttez les champignons et coupez-les en petits morceaux. Filtrez l'eau de trempage, ajoutez-la au bouillon.
Le Risotto: Dans une grande sauteuse, faites chauffer l’huile d’olive. Ajoutez l'épeautre et les cèpes, mélangez pour bien les enrober de matière grasse. Ajoutez le vermouth et laissez évaporer complètement. Ajoutez ensuite progressivement, louche après louche, le bouillon   bien chaud, sans cesser de remuer. La cuisson prend entre 16 et 18 minutes.

En fin de cuisson, et hors du feu, ajoutez le beurre et le parmesan. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire.

La garniture: Pendant la cuisson du risotto, faites revenir dans un peu d'huile d'olive les champignons entiers avec la gousse d'ail (épluchée et coupée en deux), le thym, un peu de sel et de poivre. Lorsque l'eau de végétation est évaporée, ajoutez une noisette de beurre et, hors du feu, la moitié du persil ciselé.

La finition: Rajoutez au risotto la moitié des champignons. Servez dans des bols ou des assiettes creuses individuelles. Répartissez le reste de champignons sur le dessus, ajoutez quelques noisettes concassées, le filet d'huile de noisette et saupoudrez d'un peu de persil plat ciselé.




Terrine de Veau aux Champignons et aux Noisettes

Pour une grande terrine :
400 g de quasi de veau
200 g de poitrine de porc fraiche
100 g de poitrine de porc fumée
20 g de trompettes de la mort
(fraiches ou séchées)
100 g de noisettes décortiquées
3 gousses d'ail
3 échalotes
1 branche de romarin
1 feuille de laurier
15 cl de vin blanc sec
10 cl de crème liquide
1 oeuf
1 c. à café de sel fin
1/2 c. à café de poivre
 

Coupez la viande de veau en petits morceaux au couteau. Faites-la mariner avec le vin blanc, les aromates, l'ail et les échalotes hachés finement, pendant 1 heure.
Faites gonfler les champignons déshydratés dans de l'eau chaude.

Passez au hachoir la poitrine de porc et le lard (on peut demander au boucher de le faire).

Égouttez les champignons, hachez-les au couteau et ajoutez-les à la marinade avec la poitrine de porc et le lard. Rajoutez également les noisettes, l'œuf, la crème, assaisonnez de sel et de poivre. Mélangez tous les ingrédients intimement.

Préchauffez le four à 180°. Préparez un bain-marie pouvant accueillir la terrine (l'eau doit arriver à mi-hauteur).

Versez la préparation dans une grande terrine rectangulaire. Refermez avec le couvercle ou couvrez d'une feuille d'aluminium. Faites cuire 1 heure 30. Découvrez la terrine les 20 dernières minutes pour qu'elle puisse colorer. Laissez bien refroidir avant d'entreposer au réfrigérateur. La terrine est meilleure si on attend 48 heures avant de la déguster.

On peut remplacer les trompettes de la mort par des cèpes séchés, ou des champignons noirs chinois (épiceries asiatiques).

jeudi 17 janvier 2013

SAUTE DE POULET EPICE AUX NOIX DE CAJOU ET VACANCES EN THAILANDE (4)


Le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai plutôt été discrète depuis ce début d'année, mais pas vraiment inactive... J'ai pas mal de projets en préparation et après la période des fêtes, j'avoue que j'ai peu cuisiné. Je fais des choses très simples et saines, rapides... et cela me va bien! Du coup, pour ce premier article de l'année, je vous emmène au soleil, avec le mauvais temps et les températures glaciales, vous devez vous aussi avoir besoin de vous réchauffer un peu et de rêver! Direction la Thaïlande pour compléter la série de billets de l'automne dernier. Nous avions fait un petit tour du côté de Phuket, entre Kata Beach, Rawaï et les villages du sud de l'ile. Cette fois on prend le bateau pour les iles, direction l'archipel de Phi Phi (prononcez "pipi") dans la mer turquoise d'Andaman. On parle souvent de Koh Phi Phi comme une destination mythique, paradis de la plage et de la plongée... mais paradis où on est loin d'être seul. C'est un endroit hyper touristique, surpeuplé à certaines heures, mais qui vaut vraiment le détour! En fait, il y a deux iles : La plus grande, Phi Phi Don, est la seule habitée, avec tout ce qu'il faut pour accueillir les hordes de touristes qui débarquent tous les jours. La seconde, Phi Phi Lee inhabitée mais plus célèbre grâce au film "La Plage", est un endroit paradisiaque avec d'énormes falaises et des fonds sous-marins peuplés de milliers de poissons multicolores. Malgré tout il est tout à fait possible de profiter à fond de son séjour, je vais vous donner quelques bons plans, quelques bonnes adresses... Et vous ne repartirez pas sans une recette thaïe facile et rapide, celle du poulet sauté au wok aux poivrons et noix de cajou... ça vous va?


En fait, pour éviter la foule à Koh Phi Phi, il faut tout faire en décalage par rapport aux autres. La plupart des touristes viennent dans les iles uniquement pour la journée. Ils arrivent serrés comme des sardines dans des bateaux rapides et font l'excursion au pas de course. Visite et plongée à Phi Phi Don en fin de matinée ou l'après-midi, déjeuner à Tonsaï shopping et plage ensuite... Pour éviter tout cela, il faut passer au minimum une nuit sur l'ile et chercher un hôtel loin du village. Le soir il y a beaucoup de monde, du bruit, de la musique... Difficile de se reposer. Il y a un grand choix d'hôtels sur les belles plages de l'ile, et comme il n'y a pas vraiment de routes, ni de véhicules, on vient vous chercher au débarcadère en "long tail boat"avec un petit panneau au nom de votre hôtel (pour peu que vous ayez réservé à l'avance, ce que je vous conseille). Ce sont ces bateaux qui assurent la plupart des déplacements sur l'ile et c'est bien agréable!
Nous avions choisi le "Paradise Pearl Bungalows", très bien placé sur la belle plage de "long beach" avec tout ce que nous aimons : Calme, tranquillité, accueil très sympa et un rapport qualité prix top, 60 euros la chambre avec terrasse en 2 ème ligne (chambre prévue pour 4 personnes). Le restaurant les pieds dans le sable est vraiment très bien, cuisine thaïe simple mais délicieuse! Nous avons beaucoup apprécié les massages (1 heure pour 20 euros) et devant la plage il y a de beaux spots de plongée (masque et tuba). Sur la gauche une passe nommée "shark point" permet de voir les requins (inoffensifs) qui viennent chasser dans le courant (bon, il faut quand même se jeter à l'eau et être bon nageur).


La terrasse du restaurant au petit matin : Personne n'est encore levé et on peut profiter de la vue sur les iles tout en dégustant un petit déjeuner typique, riz sauté, thé, fruits frais... Nous avions réservé un bateau privé pour une demi-journée (40 euros le bateau quel que soit le nombre de passagers). Départ 8 heures en direction de Phi Phi Don, avant la foule!


Il faut arriver dans les premiers pour profiter pleinement de la plongée. Le capitaine du bateau connait les bons coins. Nous visitons les criques les unes après les autres, et  avec un simple masque et un tuba la plongée est géniale. On a l'impression d'évoluer dans un aquarium... L'eau est chaude, on plonge à notre rythme et on se régale! A partir de 10 heures les bateaux arrivent les uns après les autres, quelques "long tails" d'abord, puis les speed boats et enfin les grosses unités avec les plongeurs en bouteille. Il y a par moment une trentaine de bateaux dans les criques. Il faut être prudent, certains passent sans même faire attention aux personnes qui sont sous l'eau. J'ai eu une belle peur quand j'ai senti la coque d'un bateau qui me percutait alors que j'étais au ras de l'eau (et bien visible)... Il était temps de repartir. Nous avons voulu aller voir la plage de "Maya Bay" qui a servi au tournage du film "la plage". Hors saison, avec les vagues, les bateaux ne peuvent pas aborder directement. Il faut nager jusqu'à la falaise, escalader quelques échelles de corde (assez dangereux avec le ressac) et suivre un petit chemin dans la forêt. La plage est décevante, assez sale à cause des morceaux de bois et des boules de mazout qui tachent les maillots... Peut-être n'était-ce pas la bonne saison? Là encore, quand la météo le permet, la plage est envahie par les speed boats, c'est l'attraction du coin... n'ayant pas d'appareil étanche, je n'ai pas pu faire de photos. La plage ne ressemble pas vraiment à celle du film qui présente grâce à quelques trucages une baie complètement fermée alors que ce n'est pas le cas...


Retour sur Phi Phi Don pour découvrir le village de Tonsaï et les autres plages de l'ile principale. A l'heure du déjeuner il n'y a pas grand monde et nous pouvons boire un verre, acheter quelques fruits frais et faire un peu de shopping... Après un bon bain, bien sûr (encore!).


A midi, déjeuner tranquille dans une des ruelles du village, chez Pum. C'est un restaurant qui a très bonne réputation (adresse trouvée dans le guide du Routard) et qui propose certains jours des cours de cuisine thaïe dans son école (deux autres adresses possibles, Chiang Mai et Patong sur l'ile de Phuket). Les plats aux alentours de 90 bahts (2,25 euros) sont cuisinés devant vous dans la cuisine ouverte, c'est délicieux et très copieux...
En fin de journée, il faut déjà repartir. Nous n'avons vu qu'une petite partie de l'ile, il faudra revenir ... 2 ou 3 nuits la prochaine fois!


Quelques précisions concernant la recette. Elle fait partie des grands classiques de la cuisine thaïe et on la trouve à la carte dans beaucoup de restaurants. J'ai appris les différentes étapes de la réalisation de ce plat lors de mon cours de cuisine au restaurant Boathouse à Phuket. Les ingrédients se trouvent facilement dans toutes les épiceries asiatiques. Les piments utilisés ne sont pas les petits piments oiseaux, mais les piments doux et secs que l'on trouve enfilés sur des cordes, comme à Espelette. A défaut, mettez un petit piment doux frais. La pâte de curry rouge apporte suffisamment de force au plat. Si vous craignez le piment, divisez les quantités par deux.


Sauté de Poulet Épicé aux Noix de Cajou

Pour 4 personnes :

500 g de blanc de poulet coupé en petits morceaux
1 poivron rouge émincé
1 petit oignon émincé
2 petits oignons nouveaux
2 gousses d'ail
1 piment rouge sec
50 g de noix de cajou grillées
3 c. à soupe d'huile d'arachide
2 c. à soupe de sauce de poisson
1 c. à soupe de sauce d'huitre
1 c. à café de sucre
1/2 c. à café de pâte de curry rouge
Quelques feuilles de coriandre

Faites chauffer l'huile dans un wok et mettez-y à revenir l'ail et la pâte de curry. Ajoutez ensuite le poulet, le poivron, le piment haché et l'oignon émincé. Laissez revenir quelques minutes. Versez ensuite la sauce d'huitre et la sauce de poisson, le sucre, salez et poivrez. Si la sauce est trop courte, ajoutez un peu d'eau. Laissez cuire 10 minutes.
Terminez par les noix de cajou rincées, l'oignon nouveau coupé en tronçons. Servez sur assiette ou dans des bols individuels et décorez de quelques feuilles de coriandre. Présentez en accompagnement un peu de riz thaï cuit à la vapeur.