jeudi 31 octobre 2013

TOMATO KETCHUP "MAISON"


Les vacances de la Toussaint se terminent, la maison a retrouvé son calme depuis quelques jours déjà! Je marche encore sur quelques noisettes, je fais la découverte sous les meubles d'un cow-boy ou d'un indien égaré... La maison nous a semblée bien vide au départ de Quentin et Norah, mais nous avons vite enchainé sur quelques jours à Barcelone pour nous remettre (je vous en parle très vite). En attendant, pendant ces quelques jours, je me suis mise en cuisine pour réaliser des repas sympas pour un grand garçon (3 ans), déjà bien gourmet. Sa petite sœur est encore aux biberons, elle découvrira les petits pots dans les prochaines semaines.
Et comme chez moi, tout est fait "maison", ou presque, j'ai cuisiné cette sauce ketchup, ultra simple, parfaite pour accomoder les pâtes, accompagner la viande ou le poisson grillé. Les ingrédients sont naturels. Tout d'abord les tomates "Roma", parfaites pour toutes les recettes de tomates cuites. Elles sont encore gorgées de soleil, j'en ai fait des tomates confites. Les goûts sont concentrés et donneront au ketchup une saveur unique. Ces tomates confites peuvent se réaliser en grandes quantités, vous les conserverez ensuite au frais, dans un bocal, recouvertes d'huile d'olive. Elles se gardent ainsi plusieurs semaines. Même l'huile du bocal, très parfumée, peut s'utiliser dans de nombreuses recettes. J'ai ajouté des tomates en boite de chez Mutti, spécialiste de la "pomodoro" depuis 114 ans. Elles sont cueillies à maturité puis transformées dans les plus brefs délais pour garder toutes leurs saveurs en boite. Avec cette recette, je participe au deuxième volet du concours organisé par Cuisine AZ. Le thème cette fois, les recettes pour enfants. Si vous avez un blog, vous pouvez également participer en soumettant une recette... ou sinon, voter pour la mienne!


Je vous parlais plus haut de noisettes, Quentin va les chercher à chaque fois qu'il vient à la maison. Il joue avec quand il cuisine, les mélange, les secoue, les sert à ses peluches ou à Buzz l'éclair. Avec de l'imagination, on joue avec pas grand chose! Cette fois je lui ai dégotté des animaux de la ferme et quelques personnages désassortis. Il les a soigneusement alignés, il a nourri les bêtes et fait travailler les ouvriers: Quelques heures de jeu tranquilles et beaucoup d'imagination! On en profite tant que la petite sœur ne marche pas, ensuite il faudra faire attention à tous les petits objets qui trainent!
Pour rester dans le thème et proposer un repas complet aux saveurs de l'Italie, j'ai préparé cet Italian Burger, composé de viande hachée, de jambon de Parme, de roquette et de fromage italien... Et j'ai tartiné mon pain ciabatta toasté de ketchup maison!


Tomato Ketchup "Maison"

 1 kg de tomates "Roma"
3 gousses d'ail
2 branches de thym
Huile d'olive
2 boites de 400 g de tomates concassées
3 échalotes
10 cl de vinaigre de cidre
50 g de sucre roux
1/2 c. à café de quatre-épices
1 c. à café de paprika
Sel, poivre

La veille : Coupez les tomates Roma en quatre et épépinez-les. Déposez-les sur un papier sulfurisé huilé avec les gousses d'ail entières, le thym, une cuillère de sucre, un peu de sel et de poivre. Ajoutez un filet d'huile d'olive. Faites confire à four doux (90°) pendant 2 heures puis laissez refroidir dans le four éteint.
Le lendemain, réunissez dans une sauteuse les tomates confites, les tomates concassées, l'ail récupéré dans les gousses, le vinaigre, le reste du sucre et les épices. Amenez à ébullition et laissez mijoter sur feu doux pendant 1 heure.
Laissez refroidir avant de mixer. Mettre en pots.

Cette sauce se garde un mois au réfrigérateur.

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vendredi 11 octobre 2013

RIZ NOIR AU LAIT DE COCO (BLACK RICE PUDDING)


C'est le riz qui est à l'honneur dans ce billet aujourd'hui. Riz dans ce dessert avec du lait de coco et de la mangue (on utilise du riz gluant, facile à trouver dans les épiceries asiatiques), riz encore avec la visite des superbes rizières de Jatiluwih, au centre de l'ile de Bali et un peu au nord d'Ubud. Nous les avons parcourues avec bonheur, tant le paysage est magnifique. Après tout, Jatiluwih signifie "vraiment merveilleux", or la vue l'est absolument: Elle embrasse une grande partie du sud de l'ile. Les terrasses sont sculptées dans la montagne, les rizières déclinent toutes les nuances possibles de vert. C'est l'endroit idéal pour faire une randonnée et découvrir le travail des paysans. L’Indonésie est le 3ème producteur mondial de riz, et Bali est bénie des dieux parce qu'ils ont béni les sols. La main de l'homme a ensuite dessiné la terre pour qu'elle donne le meilleur d'elle-même. On s'extasie à juste titre devant les formes voluptueuses et gourmandes des terrasses qui composent le paysage. Elles fournissent aux touristes que nous sommes leurs plus belles photos (vous ne pouvez pas dire le contraire), et le riz qu'on y cultive fournit à la population sa nourriture de base. Plus de 200 g sont dévorés par personne quotidiennement. Plus de 20% de la surface cultivable de l'ile est consacrée au riz, mais la demande étant supérieure à la production, Bali est désormais contraint d'importer son riz. Grâce à un système d'irrigation et de production parfaitement maitrisé, les agriculteurs réalisent deux récoltes par an.


La richesse des sols volcaniques, les pluies régulières, le soleil et les nuits tempérées, tout se conjugue pour faire des vastes contreforts montagneux du centre de Bali, des terres extrêmement fertiles. Il suffit de parcourir les routes qui montent vers ces sommets pour s'en convaincre, et ces superbes rizières en sont un exemple parfait! Les BMW locales (les bœufs!) sont d'une aide précieuse pour labourer les plus petites parcelles, inaccessibles aux motoculteurs. Mais la plupart des tâches sont réalisées à la main, surtout à cause de la difficulté d'accès de certains champs... Ce sont les récoltes qui scandent le temps qui passe. Chaque jour les offrandes aux dieux se composent tout naturellement d'une base de riz, agrémenté de fruits, de noix de coco ou de fleurs. A Bali, on sait dire merci.


Un grand coup de fraicheur nous surprend en arrivant sur les bords du lac Bratan. On est en altitude et les écarts de température avec la vallée sont fréquents. Nous sommes surpris par une petite pluie et un brouillard épais qui s'estompe peu à peu et nous permet d'admirer le temple d'Ulu Danu. Ce dernier, dédié à la déesse des eaux est bâti sur de petites iles. Les pèlerinages et les cérémonies s'y succèdent afin que tous les fermiers soient alimentés en eau. On vous promet calme et sérénité dans un joli paysage, ce sont en fait des hordes de touristes qui se pressent chaque jour. Il faut jouer des coudes pour pouvoir prendre une photo sans que quelqu'un de mette devant votre objectif...


Une halte de quelques minutes sur la route menant à notre hôtel, pour faire la découverte des chutes d'eau de Gitgit. Le cadre est agréable et rafraichissant, les chutes sont les plus hautes de l'ile (40 mètres).


Après quelques heures de route, chaotique et tortueuse, nous arrivons à l'hôtel Shanti, dans le village de Sambangan (près de Singaraja, dans le nord de l'ile). C'est un véritable havre de paix, perdu en pleine campagne où nous resterons trois nuits. Les chambres sont en fait de petites villas en bois javanaises, réparties dans les jardins. C'est très calme, on entend seulement les oiseaux, le bruit des chutes d'eau et le grondement de la rivière. L'hôtel est situé sur un promontoire et permet d'admirer la campagne environnante. On aura le choix entre le farniente au bord de la piscine à débordement, les massages (divins) et les balades entre mer et montagne. Le personnel est adorable, toujours aux petits soins. Très bonne table également, les produits sont très frais. On peut manger au choix, au restaurant ou dans le parc sous un des auvents cachés dans la verdure... C'est vraiment une belle adresse (à prix très doux) que je recommande à tous ceux qui souhaitent se ressourcer dans un endroit de rêve!


Après un copieux petit déjeuner, nous quittons l'hôtel Shanti pour un trek de quelques heures dans la campagne environnante. Les paysages sont superbes, très verts et nous voyons se succéder les rizières, les forêts et les cascades. Les chemins sont assez escarpés, on passe son temps à monter et à descendre, mais à chaque fois c'est un véritable émerveillement...


Dans les fermes environnantes, on est en plein travail. Entre la récolte du riz, des épices, la coupe du fourrage pour les animaux, l'entretien des rizières et des potagers, les paysans ne chôment pas. On croise quelques poules et canards, des cochons qui finiront à la broche (pour le babi guling) et des bœufs qui signent l'aisance de la famille.


La fin de la balade se fera dans une ferme où nous dégusterons un café avec les agriculteurs, café récolté et torréfié par leurs soins. En bonne place, comme partout à Bali, le coq qui sert aux combats... Ils en sont très friands et parient quelquefois de fortes sommes. Dans la cour de la ferme, des clous de girofle sont en train de sécher. En cette saison de récolte, on voit de nombreuses échelles en bambou contre les arbres. Les épices sont récoltées en fleurs, quand elles commencent à se colorer en rouge. Après séchage, elles deviendront brunes et très odorantes. On en voit même sur le bord des routes...


Riz Noir au Lait de Coco (Black Rice Pudding)

Pour 8 personnes:
250 g de riz gluant noir
1,5 l d'eau
250 g de sucre
350 ml de lait de coco
20 cl de crème de coco
1 mangue

Rincez plusieurs fois le riz et faites-le tremper une heure au moins à l'eau froide. Mettez-le dans une grande casserole, ajoutez l'eau et faites cuire sur feu doux 1 heure.
Au bout de ce temps, égouttez le riz, remettez-le dans la casserole avec le sucre et le lait de coco. Faites cuire 20 minutes. Laissez refroidir.
Versez dans des coupes individuelles. Ajoutez un peu de crème de coco sur le dessus et quelques lamelles de mangues. Servez bien frais.


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